Documentation

Ce que fait MangaCenter, comment il le fait, et où sont tes données. Cette page s'adresse à qui veut comprendre avant d'installer — ou savoir exactement ce qui tourne sur sa machine.

Ce que c'est, et ce que ce n'est pas

MangaCenter est une bibliothèque de mangas personnelle et auto-hébergée. Tu l'installes sur ton ordinateur ; il range tes mangas, les télécharge depuis les sources que tu choisis, et te les sert dans un lecteur accessible depuis tous tes appareils, en gardant ta progression synchronisée.

Ce n'est pas un service en ligne, pas un catalogue, pas un hébergeur de contenu. Il n'y a rien à consulter sans l'installer, aucun manga n'est fourni avec, et aucun serveur central ne détient quoi que ce soit t'appartenant.

La logique de fond est simple : tes fichiers restent des fichiers. Aucune base propriétaire, aucun format fermé, aucune dépendance à un service qui pourrait fermer. Si tu désinstalles tout demain, ton dossier de mangas reste lisible par n'importe quelle visionneuse d'images.

Comment ça marche

MangaCenter est un seul programme, sans service Windows, sans base de données à installer, sans serveur web à configurer. Il fait tourner un petit serveur local sur ta machine ; l'interface que tu utilises est une page web servie par ce programme, ce qui est précisément ce qui permet d'y accéder aussi depuis un téléphone.

Ce qui tourne sur ta machine

Un seul processus, une seule icône. Il héberge à la fois le serveur, la fenêtre de l'application et l'icône de la barre des tâches. La fenêtre est une fenêtre Windows ordinaire — pas un navigateur : pas de barre d'adresse, pas d'onglets, sa propre entrée dans la barre des tâches et dans Alt+Tab.

Fermer la fenêtre ne coupe rien sans te demander : tu choisis entre la réduire dans la barre des tâches — le serveur continue, les téléchargements aussi, tes autres appareils gardent l'accès — et quitter pour de bon. MangaCenter démarre avec Windows, discrètement, sans ouvrir de fenêtre.

L'affichage repose sur WebView2, le moteur fourni avec Windows 11 et avec Edge : il n'y a rien de plus à installer. Sur un système qui ne l'aurait pas, MangaCenter bascule simplement sur ton navigateur.

Le moteur de sources

Pour télécharger, MangaCenter s'appuie sur un moteur externe éprouvé (Suwayomi) qu'il installe, vérifie et lance lui-même, silencieusement, la première fois que tu ouvres les sources. Tu n'as rien à faire, rien à configurer, et il reste totalement invisible : ni fenêtre, ni onglet de navigateur.

Ce choix évite de réécrire — puis de maintenir — un connecteur pour chaque site de scantrad, alors qu'un projet communautaire actif le fait déjà pour des centaines d'entre eux.

Les sources

Une source est un connecteur vers un site. Tu les installes toi-même depuis Réglages → Sources, en filtrant par langue pour ne voir que ce qui te concerne. Deux ou trois suffisent en pratique.

Recherche et découverte

Rechercher interroge toutes tes sources en parallèle : si l'une est lente ou hors ligne, les autres répondent quand même, et l'échec est signalé pour celle-là uniquement. Du moment agrège ce que chaque source met en avant.

Classification du contenu

Chaque source porte une classification : tous publics, mixte, ou adulte. Le filtre +18, actif par défaut, empêche l'installation des sources adultes et exclut les sources mixtes de « Du moment » — leur page d'accueil n'étant pas filtrée, elle met souvent le contenu adulte en avant. La recherche par titre, elle, n'est pas restreinte de cette façon.

Métadonnées

Après un téléchargement, MangaCenter récupère automatiquement l'auteur, le synopsis, le statut et les genres. Pour un manga simplement déposé dans le dossier — qui n'a donc aucune source d'origine — le bouton d'actualisation de sa fiche interroge toutes tes sources pour retrouver ces informations.

Où sont tes données

Les mangas

Dans le dossier que tu as choisi, en clair, organisés en Nom du manga / Chapitre / images. Rien d'autre. Tu peux les ouvrir, les copier ou les déplacer avec l'explorateur Windows.

La base

Un unique fichier mangacenter.db dans les données d'application de ton profil utilisateur. Il contient la liste des mangas, ta progression de lecture, tes réglages et tes appareils associés — pas les images.

Ce qui sort de ta machine

Les requêtes vers les sites de scantrad quand tu cherches ou télécharges, et une vérification périodique de mise à jour. C'est tout : pas de compte, pas de statistiques d'usage, pas de télémétrie.

Accès à distance et sécurité

Chaque appareil s'associe individuellement, avec un code à usage unique valable dix minutes. Il n'y a pas de mot de passe global à deviner ou à réutiliser, et tu peux retirer un appareil à tout moment.

Pourquoi Tailscale

Rendre une bibliothèque personnelle accessible depuis l'extérieur signifie normalement ouvrir un port sur sa box, exposer un service à Internet et se soucier des certificats. Tailscale évite tout ça : il crée un réseau privé entre tes propres appareils, sans rien exposer publiquement.

Conséquence directe, et source d'incompréhension classique : l'adresse de ton PC n'existe que pour les appareils de ton réseau Tailscale. Un téléphone en 4G/5G sans Tailscale actif ne peut pas l'atteindre — la page ne charge jamais, même avec un code valide. Ce n'est pas une panne, c'est la protection qui fonctionne.

Les liens courts

Le nom d'hôte Tailscale est long et imprononçable. Tu peux réserver un nom court, ce qui produit un lien du type mangacenter.angelapp.fr/l/tonnom redirigeant vers ta bibliothèque. C'est facultatif et désactivé par défaut : réserver un nom publie la correspondance entre ce nom et ton adresse Tailscale sur un serveur public. Cette adresse reste inutilisable sans accès à ton réseau, mais l'information quitte ta machine, et c'est ta décision.

Le lecteur

Trois modes : RTL (droite à gauche, sens japonais), LTR (gauche à droite, sens occidental) et Vertical (défilement continu, à la manière des webtoons). En page simple, RTL et LTR s'affichent à l'identique — seul le sens du tourne-page change ; un indicateur et une flèche permanente le rappellent.

Les réglages existent à deux niveaux : ceux de Réglages → Lecture s'appliquent par défaut à tous les mangas, et un manga réglé individuellement depuis le lecteur conserve les siens sans jamais être écrasé.

La largeur de lecture plafonne la colonne, comme tout lecteur de scan. Ce n'est pas cosmétique : une « page » n'est pas toujours une page — certaines sources livrent de longues bandes verticales de plusieurs planches assemblées, et en afficher une sur toute la largeur d'un écran de 1920 px la rend illisible. Le plafond s'applique aux modes paginés comme au mode vertical.

Le comportement des boutons dépend de l'appareil, parce que les contraintes ne sont pas les mêmes. Sur ordinateur ils restent affichés — à la souris, une barre qui s'efface est une gêne — et un bouton bascule en plein écran quand on veut ne voir que le manga. Sur téléphone, où chaque pixel compte, ils s'effacent au bout de trois secondes ; le geste qui les ramène est au choix, simple tap au centre ou double tap n'importe où, ce dernier laissant tous les taps simples au tourne-page.

La progression est enregistrée en continu et synchronisée entre appareils, page par page.

Sauvegarder

Deux choses à copier, et elles sont indépendantes :

  • Ton dossier de mangas — le volume, mais des fichiers ordinaires.
  • Le fichier mangacenter.db — quelques mégaoctets, qui contiennent ta progression, tes réglages et tes appareils.

Si tu perds la base mais gardes les mangas, une analyse reconstruit la bibliothèque : tu ne perds que la progression de lecture. Si tu perds les mangas mais gardes la base, tu gardes la liste de ce que tu avais.

Mises à jour

MangaCenter vérifie l'existence d'une nouvelle version et affiche un bandeau le cas échéant. L'installation se fait en un clic : téléchargement, vérification de l'empreinte du fichier, installation silencieuse, redémarrage. Si l'empreinte ne correspond pas, l'installation est refusée.

Les mangas, la base et les réglages ne sont jamais touchés par une mise à jour.

Limites connues

  • Windows uniquement pour l'instant. Le code est écrit pour pouvoir être porté, mais seule cette version est construite et testée.
  • Pas d'application mobile native. L'interface web ajoutée à l'écran d'accueil s'en approche ; une application Android est prévue, iOS n'est pas garanti.
  • L'ordinateur doit être allumé pour lire depuis un autre appareil.
  • Les sources dépendent de sites tiers. Un site qui change sa structure ou ferme rend son connecteur inopérant jusqu'à ce que le projet communautaire le corrige. Rien de ce que tu as déjà téléchargé n'est affecté.
  • Le programme n'est pas signé numériquement, d'où l'avertissement Windows à l'installation. Un certificat coûte plusieurs centaines d'euros par an, ce qui n'a pas de sens pour un projet personnel gratuit.